Apprendre et mémoriser

Se tester ou relire : que choisir pour mieux mémoriser ?

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Tu relis tes notes pour mieux retenir ? Une méta-analyse publiée en 2014 montre qu'il existe mieux : te tester. Voici ce qu'elle a mesuré, ce que ça donne en chiffres, et ce qu'elle ne dit pas.

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Relire ses notes : la bonne méthode ?

Quand on veut retenir un cours, on ouvre ses notes et on les relit. C'est simple et ça donne l'impression de progresser.

Mais une question reste ouverte : est-ce plus efficace que d'essayer de retrouver l'information de tête, sans regarder ? C'est exactement ce qu'a comparé le chercheur Christopher Rowland.

L'expérience : 159 comparaisons

Christopher Rowland n'a pas fait une seule expérience. Il a réuni 159 comparaisons dans une méta-analyse, c'est-à-dire une étude qui rassemble les résultats de nombreux travaux pour en tirer une tendance générale.

Le principe est le même dans chaque comparaison. Un groupe relit le texte. L'autre se teste dessus. Ensuite, tous passent un test final pour voir ce qu'ils ont retenu.

Petite précision : dans une partie des études, ce ne sont pas deux groupes différents. Les deux méthodes sont comparées chez les mêmes personnes. Et le groupe qui « relit » ré-étudie du matériel de laboratoire, comme des listes ou des textes, pas forcément des notes de cours. Ça ne change pas l'idée générale.

Le résultat : 0,5 écart-type d'avance

Résultat moyen : 0,5 écart-type d'avance au test final pour ceux qui se testent. Le chiffre exact de l'étude est un g de 0,50, avec un intervalle de confiance de 0,42 à 0,58.

Un écart-type, c'est une unité qui sert à mesurer l'écart entre deux groupes. Ce n'est pas un pourcentage. Ici, elle indique que le groupe qui se teste finit en moyenne devant celui qui relit.

D'après des articles scientifiques qui citent l'étude, 81 % des comparaisons vont dans le sens du test. En moyenne, tester bat relire.

Pourquoi se tester aide la mémoire

Retrouver une réponse demande un effort. Et cet effort aide la mémoire.

Rowland a aussi observé que les tests de rappel, où tu dois retrouver la réponse toi-même, ont donné plus de gain que les tests de reconnaissance, où tu dois seulement repérer la bonne réponse. Pour lui, cela appuie l'idée que l'effort joue un rôle.

Ce que l'étude ne dit pas

L'avantage du test n'est pas automatique. Il dépend des conditions. Quand tu réussis peu à retrouver les réponses la première fois et que tu ne vérifies pas ensuite, l'avantage est quasi nul.

C'est pour cela que la dernière étape compte : vérifier, puis corriger. Elle te donne un retour sur ce que tu as juste ou faux.

Cette méta-analyse mesure la rétention, c'est-à-dire ce que les participants retiennent au test final. Elle ne te garantit pas un résultat précis à ton examen.

À essayer

  1. 1Ferme tes notes.
  2. 2Écris tout ce dont tu te souviens.
  3. 3Vérifie, puis corrige.

Questions fréquentes

Vaut-il mieux se tester ou relire pour mémoriser ?

Dans la méta-analyse de Rowland (2014), qui réunit 159 comparaisons, se tester donne en moyenne 0,5 écart-type d'avance au test final par rapport à la relecture.

Qu'est-ce que 0,5 écart-type veut dire ?

Un écart-type est une unité qui mesure l'écart entre deux groupes. Ce n'est pas un pourcentage. Ici, 0,5 écart-type, c'est l'avance moyenne du groupe qui se teste sur celui qui relit.

Faut-il vérifier ses réponses après s'être testé ?

Oui, c'est le sens de l'étape « vérifie, puis corrige ». D'après l'étude, sans retour sur les réponses, l'avantage du test est quasi nul quand la réussite au premier rappel est faible.